Présentation
Troublemaker met les joueurs dans la peau de Budi, un nouvel étudiant transféré dans l'un des lycées les plus difficiles d'Indonésie. La prémisse semble simple : survivre à l'école, se faire des amis, tabasser des ennemis et ne pas se faire arrêter. L'exécution va plus loin que cela. Le parcours de Budi traverse le tournoi annuel de combats de gangs de l'école, "Raise Your Gang", qui sert à la fois de colonne vertébrale narrative et d'excuse pour des bastons vraiment démesurées.
Le jeu puise clairement son inspiration dans les classiques du beat-'em-up, mais il enveloppe ce cadre familier dans un décor qui semble véritablement frais. La culture, l'argot et la vie scolaire indonésiens donnent à Troublemaker une identité que la plupart des jeux de combat indépendants n'ont pas. Ce n'est pas juste un clone de Streets of Rage relooké. Les dynamiques sociales, les rivalités de gangs et même l'intrigue secondaire des devoirs contribuent à une expérience étonnamment riche.
Gameplay et mécaniques : comment fonctionne le combat ?
Le système de combat est le cœur de Troublemaker, et Gamecom Team l'a construit autour d'un cadre de mouvements à quatre styles. Budi a accès aux catégories de mouvements Légers, Lourds, Avancés et Malades, et leur combinaison permet aux joueurs de créer des chaînes de combos personnelles. Avec plus de 30 mouvements distincts à sa disposition, il y a suffisamment de variété pour éviter que les combats ne deviennent répétitifs.

Les principales caractéristiques du combat incluent :
- Quatre styles de mouvement distincts (Léger, Lourd, Avancé, Malade)
- Plus de 30 mouvements déblocables pour la création de combos
- Des membres de gang avec des rôles de combat individuels
- La conquête de territoire comme mécanique de progression
- 20 objets à collectionner dispersés dans l'école
Le gang de Budi, Parakacuk, joue un rôle réel dans le combat. Rani apporte son intelligence tactique, Zaenal s'occupe de la force brute, et Boby est... Boby. Chaque personnage a un rôle défini qui donne l'impression que le gang est composé de vrais personnages plutôt que d'unités de soutien génériques.

La patience est importante ici. Le jeu ne récompense pas le martelage de boutons. Prendre le temps entre les combats pour laisser les blessures guérir, explorer l'école et collecter les 20 objets cachés disséminés dans l'environnement fait partie du rythme prévu. C'est un beat-'em-up qui vous demande en fait de ralentir occasionnellement.
Monde et décor : qu'est-ce qui rend le décor du lycée indonésien si efficace ?
Le décor est le principal élément différenciateur de Troublemaker. La plupart des brawlers utilisent des arrière-plans urbains génériques ou des environnements fantastiques. Troublemaker s'engage pleinement dans son monde de lycée indonésien, avec ses hiérarchies sociales locales, sa politique scolaire et ses références culturelles qui donnent au jeu un sentiment de lieu spécifique.
La vie de Budi en dehors des combats compte aussi. Gérer sa relation avec sa petite amie, gagner en popularité auprès de ses camarades de classe et faire ses devoirs avec ses amis contribuent tous à la couche de simulation sociale plus large qui se trouve sous la surface du jeu de combat. C'est une structure qui rappelle la formule de vie scolaire de Bully, appliquée à un contexte d'Asie du Sud-Est.

Le système de territoire de gang lie la construction du monde directement à la progression. Vaincre les gangs rivaux et revendiquer leur territoire n'est pas seulement un élément narratif ; c'est la boucle principale qui fait passer Budi de simple étudiant transféré à potentiel dirigeant de l'école.
Contenu et rejouabilité
Troublemaker est disponible sur Windows (Steam et Epic Games), Nintendo Switch, iOS et Android, ce qui en fait l'un des brawlers indépendants les plus accessibles en termes de portée de plateformes. Les versions mobiles apportent l'expérience beat-'em-up complète aux écrans tactiles, tandis que la version Switch convient bien au format portable étant donné la structure du jeu, facile à prendre en main.
Les objets à collectionner, la progression de la simulation sociale et l'arc narratif du tournoi de gangs donnent au jeu suffisamment de contenu pour justifier plusieurs parties pour les joueurs qui veulent tout voir. Le système de combos récompense également l'expérimentation, car construire un style de combat préféré demande du temps et de la pratique.
Conclusion
Troublemaker est un RPG beat-'em-up qui gagne son identité par sa spécificité. Le décor du lycée indonésien, la structure de rivalité de gangs et la couche de simulation sociale sous les bastons se combinent pour créer quelque chose qui se démarque dans un genre qui peut vite devenir répétitif. Gamecom Team a créé un jeu avec une personnalité authentique, et pour les fans de brawlers action-RPG à la recherche de quelque chose qui ne ressemble pas à tout le reste sur les étagères, Troublemaker offre un combat qui vaut la peine d'être relevé.



