Présentation
Yankee Rabbits est sorti le 4 mars 2026, développé par Yajueko et édité par indie.io. Le concept est aussi déjanté qu'il en a l'air : des lapins humanoïdes roses en survêtement, armés de battes, ont conquis l'humanité, et la seule personne à se dresser contre eux est une mystérieuse fille tout droit sortie d'un anime, équipée d'armes à feu. Sur son chemin, elle ne trouvera pas seulement des lapins, mais aussi Satsuko, une flic corrompue ayant passé un pacte avec les lapins et qui passe désormais son temps à attaquer le joueur tout en le tenant pour responsable du chaos ambiant. C'est un scénario qui n'existe que pour justifier le fait de vous malmener de tous les côtés à la fois.
La structure principale du mode Classique propose 10 niveaux, chacun divisé en 10 manches. Les 9 premières manches de chaque niveau vous opposent à des lapins de plus en plus agressifs, et la 10e est un combat de boss. Ces boss sont le clou du spectacle, décrits par Yajueko eux-mêmes comme si quelqu'un avait appuyé sur le bouton « aléatoire » d'un document de conception et publié le résultat. La courbe de difficulté est bien réelle. Les premières manches semblent gérables. Mais une fois arrivés aux derniers niveaux, ce style artistique mignon perd tout son côté amusant.

Quels modes de jeu inclut Yankee Rabbits ?
Yankee Rabbits propose trois modes distincts, chacun ciblant un type de supplice différent :

- Mode Classique : 10 niveaux, 10 manches chacun, un boss par niveau
- Mode Survie : des vagues infinies jusqu'à ce que le joueur craque
- Mode Free Run : des parcours d'obstacles basés sur le double saut
Le mode Free Run est le plus atypique des trois. Il délaisse l'aspect combat pour transformer le jeu en plateforme, en s'appuyant sur le même système de double saut appliqué à des parcours d'obstacles. Yajueko a structuré les packs de parcours pour le Free Run comme un mélange de contenu gratuit et payant après le lancement, ce qui est bon à savoir avant de se lancer.
Le système de classement ajoute une pression supplémentaire pour la rejouabilité dans les trois modes. Terminer les niveaux plus rapidement permet d'obtenir de meilleurs rangs, le rang S étant le sommet. C'est un système simple, mais qui donne aux complétistes un objectif concret au-delà de la simple victoire.

Design visuel et sonore
Toute l'identité du jeu repose sur ce que Yajueko appelle le « gap moe », ce contraste délibéré entre quelque chose qui semble adorable et quelque chose qui ne l'est absolument pas. Les lapins sont roses, ronds et portent des survêtements. Ils portent aussi des battes et sont là pour vous mener la vie dure. Les combats de boss exploitent à fond cette esthétique, multipliant les effets de particules au point que les visuels eux-mêmes deviennent une partie intégrante du chaos.
C'est une philosophie de design bien particulière qui plaira ou non selon votre tolérance pour ce genre d'humour. Pour les joueurs qui aiment les jeux d'action conscients d'eux-mêmes et un peu absurdes, la direction artistique fait exactement ce qu'elle promet.
Contenu et rejouabilité
Entre les 100 manches du mode Classique, l'escalade infinie du mode Survie et les parcours de plateforme du mode Free Run, Yankee Rabbits propose bien plus de contenu que son prix indé ne pourrait le laisser penser. Le système de classement donne au mode Classique une durée de vie bien supérieure à une simple partie, et le format infini du mode Survie signifie qu'il n'y a pas vraiment de limite à la durée d'une session.

Conclusion
Yankee Rabbits est un jeu d'action nerveux et volontairement ridicule qui assume pleinement son concept. L'esthétique gap-moe, l'antagoniste flic corrompu et les ennemis lapins de plus en plus hostiles servent tous un jeu qui sait exactement ce qu'il est : un brawler indé exigeant déguisé en quelque chose d'inoffensif. Avec trois modes de jeu, un système de classement et du contenu Free Run prévu après le lancement, il y a largement de quoi occuper les fans de jeux d'action bien après avoir terminé le jeu une première fois.







